26 avr.-1 juil. 2021 Paris (France)

Axe 1. Chercheurs associés : sujets divers proposés par les départements > Musique et édition musicale / Music and Music Publishing

Cf. aussi le thème : Études sonores

NB : les étudiants des cycles supérieurs d’enseignement de la musique, dans le cadre de conservatoires, académies ou universités, ou les musiciens en activité ayant suivi l’un de ces cycles, intéressés par un travail sur les collections musicales de la BnF, peuvent recevoir le titre de « musicien chercheur associé » tel que décrit dans le Règlement de l’appel à chercheurs de la BnF.

 

Genres et répertoires musicaux à travers le dépôt légal du XIXe siècle

La BnF conserve la musique imprimée reçue au dépôt légal tant à la Bibliothèque nationale qu’au Conservatoire, ainsi que les registres du dépôt légal de la musique imprimée depuis 1811 et un important fonds de catalogues d’éditeurs. À partir de la fin du XIXe siècle, le fonds musical de la Bibliothèque nationale a été recoté en séries correspondant chacune peu ou prou à un genre musical (VM1 à VM8 : par exemple, VM1 = musique religieuse, VM2 = opéras français, etc.) ou à un effectif (VM9 à VM28 : par exemple, VM11 = musique pour orgue, VM17 = trios, VM27 = musique militaire, etc.), ce qui facilite leur repérage.

Pistes de recherche :

-          étude de la production éditoriale dans un genre ou pour un effectif donné tout au long du XIXe siècle (prolongement possible jusqu’en 1914) ; auteurs édités, éditeurs impliqués ;

-          qu’est-ce qui échappe au dépôt légal dans le répertoire considéré (comparaisons entre les fonds et les catalogues d’éditeurs) ;

-          réception des œuvres éditées (annonces dans la presse, recensions de concerts : cf. le Répertoire international de la presse musicale et Gallica) ;

-          passerelles entre certains répertoires, par exemple VM26 (musique pour orchestre) et les différentes subdivisions de VM12 (piano).

À partir du corpus défini par le chercheur, ce projet pourrait contribuer à améliorer le signalement et l’indexation de ces œuvres dans le catalogue général de la BnF, où elles sont souvent décrites de façon très sommaire. On peut naturellement envisager une valorisation sous forme de concerts, colloques ou journées d’étude, etc.

S’il portait sur la série VM27 (musique militaire), ce projet pourrait de plus s’inscrire dans l’inventaire du patrimoine musical militaire français lancé en octobre 2018 par le Commandement des musiques de l’Armée de Terre.

Contact :

Mathias Auclair, directeur du Département de la musique

01 53 79 88 51, mathias.auclair@bnf.fr

 

Alphonse Leduc, constitution et développement d'une grande maison d'édition musicale française

De sa création en 1841 à 2015, année où elle est rachetée par Music Sales Group, les éditions Alphonse Leduc ont su mener une stratégie entrepreneuriale et artistique qui les ont conduites des méthodes de saxophone et de clarinette de la fin du XIXe siècle, toujours vendues, aux 1 500 compositeurs qui forment son catalogue cinq générations plus tard. Relations avec les auteurs, achats de catalogue, accords de représentation avec des éditeurs étrangers ou d'association avec des éditeurs français, construisent peu à peu une maison d'édition majeure du secteur de la musique savante qui saura attirer ou acquérir les noms les plus prestigieux de la musique française : Gounod, dès le XIXe s., plus tard Honegger, Martinu, Messiaen… et, par rachat, César Franck, Francis Poulenc, Darius Milhaud, André Jolivet et ce jusqu'à Pierre Boulez (acquisition des éditions Heugel en 1980).

Volumétrie : exploitation de trois ensembles

-          les archives déposées par la maison Alphonse Leduc (1873-2015), plus de 40 mètres-linéaires ;

-          les catalogues d'éditeurs récemment traités (1847-2011) soit 795 catalogues ;

-          le dépôt légal lui-même et en particulier ses registres d'entrées (17 000 références à ce nom dans BnF catalogue général).

Pistes de recherche :

-          histoire d'une entreprise éditoriale à partir de sources peu ou pas explorées ;

-          relations entre éditeurs et compositeurs ;

-          génétique des éditions ;

-          évolution de la pédagogie musicale.

Contact :

Mathias Auclair, directeur du Département de la musique

01 53 79 88 51, mathias.auclair@bnf.fr

 

Cinquante ans de renouveau de la musique baroque

La musique baroque a connu au cours des cinquante dernières années une véritable renaissance. Initié et révélé au grand public par de grandes figures telles que Nikolaus Harnoncourt ou James Anthony, ce formidable mouvement, lointain héritier de la renaissance humaniste des XVe et XVIe siècle dans le domaine des lettres et arts, s'est appuyé sur une relecture des sources musicales, théoriques et organologiques. Depuis les fameuses Rencontres de Wégimont en 1957, puis la création du Centre de musique baroque de Versailles (1987), d'innombrables publications, exécutions en concert et enregistrements, colloques et séminaires ont vu le jour, soutenus par des institutions publiques et privées, nationales et internationales.

Cette renaissance est aujourd'hui visible à travers plusieurs fonds d'archives conservés à la BnF :  fonds d’interprètes (Huguette Dreyfus, Claude Crussard) ou archives de musicologues (Marcelle Benoît, Nanny Bridgmann, Denise Launay, André Pirro, Yvonne Rokseth, etc.). Qu'elles aient intégré les collections il y a plusieurs années ou pour certaines très récemment, ces archives produites par deux générations de musiciens ou de chercheurs permettent aujourd'hui par une lecture distanciée de connaître et d’évaluer les choix scientifiques et esthétiques, les méthodes d'élaboration et de transmission des savoirs mis en œuvre par les différents acteurs. Cet examen critique s'inscrit dans un mouvement plus général d'interrogation sur les perspectives offertes aujourd'hui par la recherche dans le domaine de la musique baroque, avec le colloque organisé en juin 2018 par le laboratoire IReMus.

Pistes de recherche :

-          méthodologie et histoire d'un retour aux sources : éditer, interpréter la musique baroque ;

-          la recherche au sein des organismes internationaux, l'aventure du RISM et le rôle de la France ;

-          impact sur la création contemporaine ;

-          impact sur l'enseignement de l'interprétation ;

-          les grandes figures féminines et le rôle des femmes dans le renouveau de la musique baroque : de Wégimont (1957) à Paris (2018) en passant par Antony, soixante années de réflexion et d'interrogation autour de la musique baroque.

Outre le recensement des archives disponibles et l'aide à leur publication dans le catalogue BnF archives et manuscrits, le chercheur pourra, en lien avec le laboratoire IREMUS, proposer et mettre en place des manifestations : organisation de journées d'études et de concerts à la BnF en lien avec les partenaires naturels (CNSMDP, CMBV, Fondation Royaumont, etc.).

Contact :

Mathias Auclair, directeur du Département de la musique

01 53 79 88 51, mathias.auclair@bnf.fr

 

Les sources discographiques de la scène punk française depuis 1976

Scène musicale révélatrice de l’évolution des genres musicaux comme de celle de la société française, le mouvement punk a durablement marqué l’esthétique rock en France. La production phonographique qui en résulte a été en très large partie déposée à la BnF au titre du dépôt légal.

Le projet de recherche consiste donc à faire un état des lieux de ces collections du dépôt légal, en en relevant les points forts mais en pointant également leurs manques inévitables. Il s’appuiera d’une part sur les entretiens avec des producteurs phonographiques réalisés par le Département de l’audiovisuel consultables en ligne (https://gallica.bnf.fr/html/und/enregistrements-sonores/rencontres-autour-de-ledition-phonographique), d’autre part sur les travaux du projet de recherche PIND (Punk is not dead ! Une histoire de la scène punk en France depuis 1976 : https://pind.hypotheses.org/1), en resserrant son propos sur la composante discographique telle qu’elle apparaît à travers les collections du dépôt légal.

Volumétrie : plusieurs milliers de références discographiques

Contact : Pascale Issartel, directrice du Département de l’audiovisuel

Tél. : 01 53 79 53 00, pascale.issartel@bnf.fr

Référent scientifique :

Pierre Pichon, responsable du dépôt légal des phonogrammes

01 53 79 88 17, pierre.pichon@bnf.fr

 

Les fonds de la musique électroacoustique à la BnF : le panorama et le futur

Témoins indispensables du processus de création de la musique électroacoustique, les archives de création de la musique électroacoustique, musique de support par essence, nécessitent des modes de description et de conservation spécifiques à sa nature complexe, liée entre autres à l’évolution technologique.

La BnF est en charge de fonds de référence dans ce domaine :

-          celui de l’IMEB, institut pionnier sur le plan international et remarquable pour ses innovations technologiques ;

-          celui de Pierre Henry, qui témoigne comme nul autre du développement et de l’évolution esthétique et technique, ainsi que des applications interdisciplinaires de la musique électroacoustique depuis sa création.

Volumétrie :

-          fonds de l’IMEB : plus de 10 000 composants

-          fonds de Pierre Henry : plus de 10 000 supports analogiques et numériques ; 34 000 pages de documentation

Pistes de recherche :

Dans ce contexte, la BnF peut devenir un centre de ressources de premier ordre dans l’histoire de la musique électroacoustique offrant la possibilité de recherches transversales sur ce genre musical en France et à l’international. Le candidat participera à ces actions et éditorialisera le travail produit. Investi dans le milieu de la musique électroacoustique, il contribuera également aux efforts d’enrichissement des collections.

Contact : Pascale Issartel, directrice du Département de l’audiovisuel

Tél. : 01 53 79 53 00, pascale.issartel@bnf.fr

Référent scientifique :

Audrey Viault, chargée de traitement documentaire, service Son

01 53 79 51 64, audrey.viault@bnf.fr

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